16/09/2019

Le magazine de l'Automobile

La passion pour l’automobile de collection, qu’elles soient françaises ou étrangères, peut naître de multiples raisons.

Certains d’entre nous sont restés de grands enfants, ont manqué de jouets, rattrapent le temps perdu ou souhaitent se replonger dans le passé,…

Nos souvenirs, rêves d’enfants ou d’adolescents, images des belles anciennes de notre jeunesse, le goût des traditions, ou tout simplement la passion des histoires d’hommes et de femmes d’un autre temps font naître la ferveur de toute une vie.

Mais pour bien des passionnés, cela demeure surtout une histoire de coup de cœur. Et de rencontres.

La joie et l’intérêt sont certes décuplés lorsque le collectionneur effectue lui-même tout ou partie de la restauration ou de l’entretien de sa « Collector ». Néanmoins la satisfaction de rouler dans une automobile, objet de rêve, donne à elle seule un plaisir privilégié à son conducteur.

Tous ces véhicules racontent une histoire, sont le garant d’une mémoire.

C’est assurément redonner vie à la mécanique et à l’utilisation initialement imaginée par ses concepteurs qui nous animent ardemment.

Cependant, tout « apprenti » collectionneur qui envisagera de réaliser lui-même les travaux de restauration doit connaître ses limites et être conscient qu’il pourra difficilement égaler la qualité de travail d’un professionnel spécialisé dans la restauration et l’entretien des véhicules anciens et de collection.

Pour redonner vie aux carrosseries anciennes, et assurer leur pérennité, il est tout autant primordial de mesurer la durée nécessaire pour mener à bien la réalisation de son projet, que de connaître ses limites de compétences techniques pour ne pas voir ses rêves brisés devant un monticule de pièces détachées.

Quelle tristesse de constater qu’à notre époque, nos « savants politiciens » donnent des primes pour conduire « à la casse » nos anciennes encore roulantes, prêtes avec un peu de patience, à faire la joie d’une génération de futurs collectionneurs qui serait certainement nos enfants ou petits-enfants.

Il est probable que leur imagination ne leur permette pas de considérer qu’une mécanique puisse marquer des générations d’hommes et de femmes, l’histoire de l’automobile, et méritent d’être transmises en héritage.

Quel mépris pour notre histoire passée !

Que resterait-il aujourd’hui de notre passé automobile, si nos « anciens » n’avaient pas préservé leurs véhicules ?

Aussi, amis collectionneurs, continuez à donner vie à vos anciennes mécaniques pour que nos futures générations puissent continuer à les admirer et à les conserver.

De nos jours, aurions-nous encore la joie de voir rouler nos « deudeuche » nationales si nos précédents gouvernements avaient créé la « prime à la casse deudeuche » qui leur aurait réservé un destin funeste… Preuve incontestable que le succès de nos anciennes est avant tout celui de modèles populaires de grande série qui auront marqué de leur empreinte l’histoire de l’automobile.

Ancêtre

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